Alors que notre ministre, M. Véran, s’insurge dans l’hémicycle sur les mesures barrières non respectées de la population, mettant en danger les personnels hospitaliers, rien n’est fait pour les agents ayant contractés la Covid.
En effet, tous nos collègues ayant été dépistés positifs sont obligés : soit de venir travailler s’ils sont asymptomatiques et irremplaçables, soit d’être en arrêt de travail avec l’application de la journée de carence sur leur salaire.
C’est scandaleux.
La CGT a dénoncé cet état de fait au Ministère de la Fonction Publique, mais aucune réglementation n’a été publiée à ce jour pour éviter aux hospitaliers d’être pénalisé financièrement.
En l’absence de texte précis du Ministère et/ou du Gouvernement, les Directions d’hôpitaux continueront de ponctionner les salaires des agents en arrêt de travail.
Lors de la première vague, il avait fallu attendre 14 jours (du 17 au 31 mars) pour voir la suspension de ce dispositif. Néanmoins celui-ci a été rétabli début juillet. Combien de temps devrons-nous attendre cette fois-ci ?
« Nous avons appris de la première vague » proclame notre Ministre ! Il faut croire que non, ou alors la considération de ses personnels soignants est galvaudée.
Alors que les hospitaliers sont au plus près de la maladie et donc plus susceptibles d’être contaminés, rien n’est fait pour les préserver.
Vous aurez beau vous époumoner à l’Assemblée Nationale, Monsieur Véran, vos paroles protectrices ne sont que de « la poudre de perlimpinpin ».
La CGT du CH du Mans va, par courrier, interpeller les députés et les sénateurs sarthois.